Edito n°5 – Les services climatiques

Pour prendre des décisions éclairées face au risque climatique, les acteurs socioéconomiques devraient disposer d’une information climatique pertinente et adaptée à leurs besoins. Un service climatique entend répondre à cet enjeu de mise à disposition de ressources variées (formations, données brutes, indices, prestations de conseil et de recherche, etc.) directement utilisables par les utilisateurs finaux. Toutefois, dans la pratique, le fossé entre le monde de la science et l’utilisateur final reste à combler, et les services climatiques à créer.

C’est que ce concept de service climatique demeure encore relativement flou et fait figure d’ovni dans le monde des usagers potentiels. Introduit pour la première fois lors de la troisième confrérence mondiale sur le climat à Genève en 2009, ses contours tendent à se préciser progressivement avec la naissance d’un Cadre mondial sur les services climatiques (GFCS), adopté en octobre 2012. Mais ce processus sera nécessairement long tant les enjeux sont complexes et sensibles.

En effet, transmettre une information climatique appropriée relève parfois du challenge. Quelles méthodes et outils de communication utiliser pour rendre l’information opérationnelle tout en intégrant le champ des incertitudes inhérentes au climat ? Ne devrait-il pas y avoir des intermédiaires et des interfaces permettant d’assurer ce lien constant afin aussi de décharger le scientifique d’un rôle de « communicant » auquel il est au final peu habitué ? Comment structurer l’avancée de la recherche scientifique sur le long terme tout en développement l’opérationnalité à court terme des services climatiques ? Autant de questions auxquelles cette newsletter tente d’apporter des éclairages à partir notamment des projets et initiatives auxquels AIR et TEC sont associées.

Durablement vôtre,

l’association AIR

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