Le devenir de la ressource en eau en PACA

PG_Ressource_eauLe 5ème cahier thématique du Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-PACA), animé par AIR Climat, est disponible. Cette nouvelle publication aborde les effets du changement climatique sur la ressource en eau à l’échelle régionale et locale. Un bilan des connaissances actuelles est dressé afin de mieux appréhender les enjeux à court, moyen et long terme, et d’accompagner les décideurs, gestionnaires et aménageurs dans leur démarche prospective. L’eau est une problématique majeure en région méditerranéenne. Le changement climatique, les usages et le développement de la société influent fortement sur la ressource qui est si fragile. Pour éviter les pressions et mobiliser les acteurs, ce cahier apporte un éclairage et des réponses. Il sera prochainement enrichi par des articles en ligne.

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Comme les précédentes publications orientées vers l’évolution du climatles effets du changement climatique sur l’agriculture et la forêtles impacts du changement climatique sur la mer et le littoral et la ville et le climat en région PACA, ce nouveau cahier thématique approfondit les notions abordées dans la publication générale intitulée Provence-Alpes-Côte d’Azur, une région face au changement climatique. Les prochains cahiers thématiques seront axés sur la montagne et la santé.

Le GREC-PACA est animé et coordonné par l’association AIR Climat. Il est financé par la Région PACA et l’ADEME au titre de la Convention État – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – ADEME. Les groupes de travail thématiques (GTT) du GREC-PACA, composés de chercheurs interdisciplinaires et de spécialistes du climat, contribuent à la rédaction de cahiers thématiques destinés aux décideurs et gestionnaires des territoires de la région PACA. L’objectif est de décrypter les résultats scientifiques et les enjeux du changement climatique pour informer et sensibiliser le public visé. Par thème, une synthèse de travaux scientifiques est proposée afin d’aider les acteurs territoriaux à prendre les bonnes décisions.

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Les enjeux du climat et du changement climatique en milieu urbain

Cahier_ville_climat_GREC_PACALe Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-PACA), animé par AIR Climat, publie son 4ème cahier thématique destiné aux décideurs et gestionnaires des territoires, mais aussi au public non averti. Cette nouvelle publication aborde « la relation entre le climat et la ville dans ses dimensions techniques, mais aussi dans son rapport aux émissions de gaz à effet de serre (GES) ». Les interactions entre la ville et le climat, les  mécanismes urbains et les moyens de lutte sont mis en évidence. Ce cahier ville sera prochainement enrichi par des articles en ligne, des publications…

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Comme les précédentes publications orientées vers l’évolution du climatles effets du changement climatique sur l’agriculture et la forêt et les impacts du changement climatique sur la mer et le littoral en région PACA, ce nouveau cahier thématique approfondit les notions abordées dans la publication générale intitulée Provence-Alpes-Côte d’Azur, une région face au changement climatique. Les prochains cahiers thématiques seront axés sur la ressource en eau, la montagne, la santé…

Le GREC-PACA est animé et coordonné par l’association AIR Climat. Il est financé par la Région PACA et l’ADEME au titre de la Convention État – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – ADEME. Les groupes de travail thématiques (GTT) du GREC-PACA, composés de chercheurs interdisciplinaires et de spécialistes du climat, contribuent à la rédaction de cahiers thématiques destinés aux décideurs et gestionnaires des territoires de la région PACA. L’objectif est de décrypter les résultats scientifiques et les enjeux du changement climatique pour informer et sensibiliser le public visé. Par thème, une synthèse de travaux scientifiques est proposée afin d’aider les acteurs territoriaux à prendre les bonnes décisions.

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Découvrez le cahier thématique mer et littoral du GREC-PACA !

pg_cahier_mer_littoralLe Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-PACA), animé par AIR Climat, publie son 3ème cahier thématique qui porte sur les impacts du changement climatique sur la mer et le littoral.

39 contributeurs ont rédigé cette synthèse des connaissances scientifiques à destination des décideurs et gestionnaires des territoires, mais aussi du public désireux de mieux comprendre les enjeux. Cette publication propose des pistes d’adaptation à l’échelle régionale et locale, tout en précisant les axes de recherche de demain.

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Comme les deux précédentes publications tournées vers l’évolution du climat et les effets du changement climatique sur l’agriculture et la forêt en région PACA, ce nouveau cahier thématique approfondit les notions abordées dans la publication générale du GREC-PACA intitulée Provence-Alpes-Côte d’Azur, une région face au changement climatique. Les prochains cahiers thématiques seront axés sur la ressource en eau et la ville. Leur parution est imminente.

Le GREC-PACA est animé et coordonné par l’association AIR Climat. Il est financé par la Région PACA et l’ADEME au titre de la Convention État – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – ADEME. Les groupes de travail thématiques (GTT) du GREC-PACA, composés de chercheurs interdisciplinaires et de spécialistes du climat, contribuent à la rédaction de cahiers thématiques destinés aux décideurs et gestionnaires des territoires de la région PACA. L’objectif est de décrypter les résultats scientifiques et les enjeux du changement climatique pour informer et sensibiliser le public visé. Par thème, une synthèse de travaux scientifiques est proposée afin d’aider les acteurs territoriaux à prendre les bonnes décisions.

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79 préconisations en faveur de l’adaptation

ceser_region_pacaLe Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) de Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de publier son rapport sur l’adaptation au changement climatique. Il est le résultat d’une large consultation régionale. Pour évaluer les enjeux du changement climatique et favoriser la mise en place d’actions susceptibles de réduire la vulnérabilité du territoire, le GREC-PACA a été auditionné afin de fournir des pistes et des solutions durables à l’échelle régionale et locale.

Pour télécharger le rapport complet, cliquez ici

Pour lire la synthèse, cliquez ici

Les effets du changement climatique sur l’agriculture et la forêt en PACA


cahier_agri_foret_grec_pacaLe Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-PACA), animé par AIR Climat, publie son 2ème cahier thématique portant sur les effets du changement climatique sur l’agriculture et la forêt.

Près de 40 chercheurs et ingénieurs ont rédigé cette synthèse des connaissances scientifiques à destination des décideurs et gestionnaires des territoires. Cette publication permet d’évaluer les conséquences du changement climatique à l’échelle régionale et locale, et propose des solutions pour l’adaptation et l’atténuation.

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Comme la précédente publication orientée vers l’évolution du climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce cahier thématique approfondit les notions abordées dans la 1ère publication du GREC-PACA intitulée Provence-Alpes-Côte d’Azur, une région face au changement climatique. Les prochains cahiers thématiques seront axés sur la mer et le littoral, la ressource en eau, la ville.

Le GREC-PACA est animé et coordonné par l’association AIR Climat. Il est financé par la Région PACA et l’ADEME au titre de la Convention État – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – ADEME. Les groupes de travail thématiques (GTT) du GREC-PACA, composés de chercheurs interdisciplinaires et de spécialistes du climat, contribuent à la rédaction de cahiers thématiques destinés aux décideurs et gestionnaires des territoires de la région PACA. L’objectif est de décrypter les résultats scientifiques et les enjeux du changement climatique pour informer et sensibiliser le public visé. Par thème, une synthèse de travaux scientifiques est proposée afin d’aider les acteurs territoriaux à prendre les bonnes décisions.

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Comprendre le climat de PACA et son évolution

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Couv_climatLe Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-PACA), animé par AIR, publie son 1er cahier thématique portant sur l’évolution du climat en région PACA !

Des chercheurs et ingénieurs issus d’universités, laboratoires de recherche, Météo-France et entreprises régionales, ont rédigé une synthèse des connaissances scientifiques à destination des décideurs et gestionnaires des territoires.

Cette publication permet d’évaluer l’ampleur du changement climatique et ses conséquences à l’échelle régionale et locale, et propose des éléments de compréhension pour mieux appréhender les fluctuations du climat passé, présent et futur.

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Ce cahier thématique approfondit les notions abordées dans la 1ère publication du GREC-PACA intitulée Provence-Alpes-Côte d’Azur, une région face au changement climatique. Les prochains cahiers thématiques seront axés sur l’agriculture et la forêt, la mer et littoral, l’eau, la ville.

Le GREC-PACA est animé et coordonné par l’association AIR. Il est financé par la Région PACA et l’ADEME au titre de la Convention État – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – ADEME. Les groupes de travail thématiques (GTT) du GREC-PACA, composés de chercheurs interdisciplinaires et de spécialistes du climat, contribuent à la rédaction de cahiers thématiques destinés aux décideurs et gestionnaires des territoires de la région PACA. L’objectif est de décrypter les résultats scientifiques et les enjeux du changement climatique pour informer et sensibiliser le public visé. Par thème, une synthèse de travaux scientifiques est proposée afin d’aider les acteurs territoriaux à prendre les bonnes décisions.

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*Pour obtenir une version du cahier en haute définition (71 Mo), prenez contact avec l’équipe du GREC-PACA (contacts@air-climat.org)

Que signifie l’Accord de Paris pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

4-pages_Accord-de-ParisL’objectif ultime de l’Accord de Paris qui a clôturé la COP21 est de limiter le réchauffement global par rapport au niveau préindustriel nettement en dessous de 2°C et même de poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5°C. Il s’agit pour cela de commencer à diminuer les émissions de gaz à effet de serre à travers le monde le plus tôt possible et d’atteindre le zéro-émission durant la seconde moitié du siècle. Quelles sont alors les implications pour notre région ?

  • Pourquoi un objectif de limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C ?
  • Que représente un réchauffement global de 1,5° ou 2°C pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
  • Quelles pistes la région Provence-Alpes-Côte d’Azur peut-elle suivre pour contribuer au respect de l’Accord de Paris ?

Des scientifiques du GREC-PACA font le point en 4 pages.

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Limiter le réchauffement à 2°C est-il pertinent et réaliste?

Joël Guiot et Sandrine Maljean-Dubois vous aident à décrypter la COP21 sur le blog du Huffington Post.

Lien vers l’article  sur le site du Huffington Post.

En savoir plus sur les auteurs, membres de AIR : en bas de page.

 

Limiter les températures à 2° ou 1,5°, pourquoi?

Quand les États adoptent la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en 1992, les incertitudes scientifiques sur le sujet sont encore très fortes: les changements climatiques sont-ils une réalité? Si oui, dans quelle mesure sont-ils naturels ou causés par l’homme? En conséquence, la Convention est encore très timide. Elle pose un objectif qui est dit « ultime » celui de « stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la convention, les concentrations de GES dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique (…) dans un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent s’adapter naturellement aux changements climatiques, que la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se poursuivre d’une manière durable ». Les connaissances scientifiques ne permettaient pas alors de chiffrer cet objectif. Elles se sont largement précisées depuis lors, et notamment grâce aux travaux du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat ou GIEC.

Le GIEC a défini un gradient de dangerosité du changement climatique, allant d’un risque local ou lié à des événements extrêmes à un risque global et irréversible. Un changement de 1°C par rapport au niveau préindustriel constitue aujourd’hui un seuil presque atteint et donc inéluctable en raison de l’inertie du système. Dans ce cas, les risques associés sont qualifiés de modérés, avec des changements déjà détectables et attribuables au changement climatique dû à l’homme. On observe des dommages sur les écosystèmes marins et terrestres (blanchiment du corail, déplacement d’espèces, stress sur les forêts et les rendements agricoles, salinisation d’aquifères, problèmes de santé dus aux canicules, etc.). Le risque reste encore relativement modéré jusqu’au seuil de 1.5°C, mais la plupart des voyants sont au rouge (risque élevé ou très élevé) juste au-dessus du seuil de 2°C. C’est ce qui fait dire que le seuil de 2°C est le fameux seuil à ne pas dépasser. Les risques de changements abrupts et irréversibles deviennent très élevés au-dessus de 3°C. Il surviendrait dans l’évolution du système terre des points de bifurcation qui pourraient nous faire entrer dans le domaine du chaotique. Il s’agit en fait d’amplification forte du réchauffement due à la fonte générale du pergélisol dans les régions boréales, de la réduction du stockage du carbone par les forêts équatoriales, ou de la diminution de la capacité de stockage du carbone par les océans devenus trop chauds.

Si l’on peut éviter ces effets « boule de neige » par une politique volontariste, est-ce bien équitable de s’en contenter? Les populations les plus pauvres sont les plus vulnérables, ce qui de facto les place aux premières loges (sécheresses, épidémies, inondations, montée du niveau des océans, diminution des ressources). Elles le sont d’autant plus qu’elles se concentrent sur les zones littorales. Un fait inquiétant est que la montée du niveau des mers s’est accélérée ces dernières années et les projections des précédents rapports du GIEC en 2001 et 2007 se sont trouvées dépassées par la réalité comme si on s’orientait vers le scénario le plus pessimiste. En réalité, ces processus sont à forte inertie et il faudra attendre 2030 pour constater quel monde on aura choisi. Si le seuil de 2°C convient aux pays riches, il faudrait l’abaisser à 1.5°C pour minimiser le risque encouru par les plus vulnérables. En 2050, aux 20 cm d’augmentation du niveau marin déjà acquis depuis le début du 20e siècle, s’ajouteront encore 20 cm. À la fin du 21e siècle, on aura une élévation de 25-55 cm ou de 50-100 cm selon nos choix actuels. Le seuil de 1.5°C permettrait de limiter cette augmentation à la fourchette basse (25 cm). 15 précieux centimètres pour les populations les plus concernées!

Mais ce seuil de 1.5°C est-il encore possible? Depuis la révolution industrielle, nous avons déjà grignoté plus de la moitié de cet accroissement « autorisé ». Les scénarios étudiés par les climatologues commencent à différencier leur effet sur la température aux alentours de 2030. Le scénario qui permettrait de rester en dessous de 2°C implique de réduire de 40 à 70% par rapport à 2010 les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Le seuil de 1.5°C ne serait possible qu’avec des réductions d’émission de 70% et 95% de la valeur de 2010. En est-on capable?

Un objectif au cœur des négociations

Les « 2°C » sont devenus peu à peu un objectif politique. À l’échelle internationale, il apparait pour la première fois dans la déclaration finale du G8 de l’Aquila en 2009 qui prend acte du consensus scientifique sur la nécessité de limiter l’augmentation des températures à 2°C. Puis, lors des conférences de Copenhague en 2009 et Cancún en 2010, les États Parties à la Convention de 1992 reconnaissent que cette limitation correspond à l’objectif « ultime » que vise la Convention dans son article 2 (supra), tout en envisageant un renforcement à 1,5°C à la demande des petits pays insulaires du Pacifique et plus largement des pays du Sud. À Durban, en 2011, lorsque les Parties adoptent la feuille de route destinée à paver les négociations vers l’accord à adopter à Paris en cette fin d’année, l’objectif de « 2°C ou 1,5°C » est placé au cœur. Conscientes de l’écart entre la trajectoire de nos émissions et celle des 2° voire 1,5°, les Parties insistent d’ailleurs sur la nécessité de « rehausser » le niveau d’ambition à la fois dans la période pré 2020 et post 2020.

Devenu un véritable mantra, l’objectif 2°C a été réaffirmé par la plupart des chefs d’État dans leurs discours lors de la journée d’ouverture de la COP21. François Hollande a lui-même précisé que « nous devons définir, dessiner, une trajectoire crédible permettant de contenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C ou même des 1,5°C si c’est possible ». Le succès de la conférence de Paris sera donc en partie mesurable à cette aune. En ce début de deuxième semaine de négociations, cet objectif est encore tout sauf consensuel: l’accord doit-il se référer à 1,5°? ou viser une limitation des températures « bien en dessous de 2°C »?

La COP21 peut-elle aider à nous placer sur la bonne trajectoire?

À ce jour, rien n’est moins sûr. À 195 États et l’Union européenne, ce processus de négociation onusien est lent et chaotique. Mais il y a désormais un très large consensus sur la nécessité d’agir, par-delà des intérêts nationaux divergents. Il est acquis aussi que l’accord de Paris devra être « applicable à toutes les Parties » à la Convention, contrairement au Protocole de Kyoto, marginalisé, dans lequel à l’heure actuelle seule une poignée de pays industrialisés s’est engagée à des réductions. À ce jour, 185 États ont transmis leurs contributions nationales à l’effort collectif, représentant près de 98% des émissions mondiales. C’est un indéniable succès, sur lequel on n’aurait pas parié ne serait-ce qu’il y a encore 2 ou 3 ans! Ce processus ascendant, dans lequel les États, sans se coordonner, définissent eux-mêmes nationalement leur contribution les place en confiance. Toutefois, de manière assez prévisible, une fois agrégées, ces contributions ne nous placent pas collectivement sur la trajectoire des 2°C, plus probablement autour de 3°C, voire davantage. C’est un pas important au regard des 4 ou 5° annoncés, mais c’est encore trop peu. L’accord de Paris devra, de ce point de vue, consolider le processus aussi bien substantiellement que juridiquement.

En substance, l’accord devra prévoir des mécanismes internationaux d’évaluation et de réexamen périodiques qui poussent régulièrement les États à relever le niveau d’ambition de leurs contributions. Si le principe en est acquis, il reste notamment à s’accorder sur le calendrier (début, périodicité), le caractère ex ante et/ou ex post de l’évaluation, son étendue (atténuation et/ou adaptation), sa forme (qui? comment?) et si l’évaluation sera collective ou également individuelle, la même pour tous ou différenciée entre pays du Nord et du Sud. Par ailleurs, parce que la question climatique est transversale, le régime international du climat ne peut plus être conçu comme l’alpha et l’oméga de la gouvernance climatique. Il doit plutôt jouer ici le rôle d’un chef d’orchestre, devant renforcer la cohérence de la gouvernance internationale du climat, assurer les complémentarités, voire des répartitions du travail, etc. Il doit aussi être un catalyseur, en mesure de créer une dynamique et pousser les autres espaces de gouvernance, de l’international au local, de la sphère publique ou de la sphère privée, à orienter leur action en faveur du climat.

Sur la forme, il reste à savoir si les contributions nationales vont être transformées en obligations internationales des États ou si le processus va rester 100% national. Si un traité est adopté à Paris (point sur lequel un consensus semble s’établir), les contributions nationales en feront-elles partie (point beaucoup moins consensuel)? Si elles ne figurent pas dans le traité, ce dernier y renverra-t-il? Rendra-t-il obligatoire de communiquer une contribution nationale? De la communiquer et de la mettre en œuvre ? Si les États sont libres à tout moment de revenir sur leurs contributions, la confiance mutuelle sera réduite… Elle est pourtant essentielle à la création de la dynamique dont nous avons besoin pour contenir l’augmentation des températures à 2°C voire… 1,5°C.

Pour en savoir plus sur les auteurs, membres de AIR :

Joël Guiot, Directeur de recherche CNRS au Centre Européen de Recherche et d’Enseignement en Géosciences de l’Environnement (CEREGE). Pour en savoir plus.

Sandrine Maljean-Dubois, Directrice de recherche CNRS au Centre d’études et de recherches internationales et communautaires (CERIC). Pour en savoir plus.