Réunion du Pôle métier Climat & Air du CRIGE-PACA le 15 octobre

La deuxième réunion plénière du pôle métier Climat & Air du CRIGE-PACA se déroulera le 15 octobre 2015, de 9h à 16h30 à l’Arbois (Aix-en-Provence).

Un évènement à de pas rater, avec notamment:

  • une table ronde sur les synergies entre le pôle métier, l’ORECA et le GREC-PACA
  • plusieurs exposés scientifiques sur la question de la hausse du niveau de la mer et sur les forêts face au changement climatique

Pour accéder au programme complet et vous inscrire, consultez le blog du pôle métier Climat & Air ou le site du CRIGE-PACA.

Les émissions de GES actuelles et futures du tourisme brésilien

Jean-Paul CERON et Ghislain DUBOIS publient un rapport de recherche sur les émissions de gaz à effet de serre du tourisme des brésiliens, actuelles et futures. Cette recherche constitue une contribution à l’étude de la problématique des émissions des touristes résidant dans les pays émergents. Elle prend appui sur la double idée bien établie dans les recherches de ces 10 dernières années, que le tourisme apporte actuellement une contribution conséquente aux émissions de gaz à effet de serre (de l’ordre de 5 % des émissions mondiales) et que, dans le futur, les pays émergents apporteront une part fortement croissante de sa contribution. Le travail traite du Brésil, sans que l’on puisse prétendre généraliser ses conclusions à d’autres pays émergents : les spécificités de chacun d’entre eux sont manifestement déterminantes.

Télécharger le rapport (en anglais)

Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un projet ANR mené avec le CIRED : Evolution des modes de consommation, convergence économique et empreinte carbone du développement. Une comparaison Brésil-France – ECOPA (2013-2014)

La transition vers un développement « bas carbone » ne peut pas s’appuyer que sur des solutions technologiques : les comportements, notamment les choix de consommation, devront aussi évoluer. Cependant, dans la plupart des scénarios d’émissions de GES, il est courant de considérer que le revenu par habitant converge entre les pays, de même que les modes de consommation des ménages, conduisant potentiellement à une très forte demande en énergie et en ressources naturelles et donc à des émissions très élevées. Le projet ECOPA s’interroge sur l’élasticité du lien entre le revenu par habitant et les modes de consommation et cherche à en identifier les implications sur les émissions futures. Au sein de ce projet, TEC a réalisé une étude de cas Tourisme,  avec ses sous problématiques : transports, développement de l’économie du loisir dans les sociétés industrielles, etc. C’est de cette étude qu’a été tiré le rapport présenté ici.

Consommation et modes de vie

Consommation et modes de vie : une autre perspective sur les politiques d’atténuation du changement climatique

Un article de Ghislain Dubois et Jean Paul Ceron à lire dans le dernier numéro de la revue Natures Sciences Sociétés (volume 23, 2015).

Retrouvez cet article en téléchargement sur le site de la revue et ICI.

Résumé :

Développées à partir d’une vision macroéconomique et traitant d’abord de la production, les politiques climatiques ont longtemps négligé la question des modes de vie, qui sont pourtant à la fois leur résultante et l’un de leurs leviers d’action majeurs. Leur réintroduction dans les inventaires d’émissions – à la fois par une meilleure analyse des échanges entre branches économiques, et par une déduction des exportations et une inclusion des importations – permet de renouveler le cadre d’analyse. Cette approche par la consommation permet d’envisager des objectifs de négociations internationales basées sur une convergence des émissions par tête en matière de mode de vie, articulés avec des objectifs sectoriels, mais aussi de dessiner de futurs outils comme une TVA carbone. Elle se heurte cependant à des contraintes pratiques de mise en œuvre. À plus court terme, des instruments spécifiques à la sensibilisation et à l’implication des ménages existent, notamment au niveau local. Le présent article vise à fournir les principaux éléments de ces débats sur la base de la littérature récente.

Living on a Carbon Diet

Living on a Carbon Diet

Par Ghislain Dubois

Dubois, G. (2015) Living on a Carbon Diet. Low Carbon Economy, 6, 13-20.

L’objet de cet article est de comprendre les caractéristiques de modes des vie « bas carbone » simulés sous des contraintes forte de réduction des émissions (de -20% à -50%). Il explore également la nature des arbitrages et la hiérarchie des choix qui sont faits par les ménages dans le cadre d’un budget carbone et financier limité, l’acceptabilité de modifications importantes dans les modèles de consommation et, au final, les valeurs, les représentations, les bénéfices et les pertes qu’expriment les ménages face à de telles modifications. Le projet de recherche a mis en place un protocole combinant l’économie expérimentale (simulation de réduction de budgets carbones sous contrainte financière) et l’enthropologie (entretiens semi-directifs pour comprendre la rationalisation des choix). Chaque ménage de l’échantillon (n=30) a été interrogé sur 2 à 3 jours. Tout d’abord, un bilan carbone du ménage très détaillé à été réalisé. Ensuite, les ménages se sont vu proposer une liste de 65 solutions prédéfinies, couvrant la plupart des options d’adaptations, assorties d’une valorisation financière et en coût-carbone calculée en fonction de leur situation. L’échantillon a atteint en moyenne une réduction de 37% des émissions (de 12% à 64%), avec une préférence pour les actions sur l’habitat et l’alimentation et une réticence à modifier les moyens de déplacement. Compte-tenu de l’intensité des réductions imposées, les modes de vie « bas-carbone » impact le confort de vie mais permettent des économies budgétaires. Des recommandations sont formulées en termes de politiques publiques.

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Les implications des positionnements cognitifs et éthiques pour les stratégies climatiques nationales

Par Olivier Godard

Quel que soit le mode de négociation internationale sur le climat, le résultat en reflétera le consentement de chaque pays. Il dépendra de la manière dont ces pays pensent l’articulation de leurs choix aux enjeux mondiaux du changement climatique et aux actions des autres. La combinaison des dimensions cognitive et éthique détermine jusqu’où un État situe sa responsabilité et son engagement dans la maîtrise de ses émissions de gaz d’ici 2050. En supposant une politique calée sur l’évaluation des dommages climatiques, le tableau des positionnements et de leurs conséquences est ici traduit sous la forme des valeurs à reconnaître pour l’évitement de l’émission d’une tonne de CO2 et pour le taux d’actualisation. L’objectif du Facteur 4 en 2050 n’apparaît se justifier que pour les pays qui adoptent une position « universaliste » ou une version forte d’« altruisme cosmopolitique », choix qui doivent se traduire par un taux d’actualisation n’excédant pas 3,25% et par une valeur actuelle du CO2 évité supérieure à 52 € la tonne en 2010.

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Edito n°11 – La lettre des COPains

La COP21, grand-messe internationale sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015, mobilise la sphère associative. Elle interpelle aussi le monde politique français, qui s’empare de ce défi planétaire, au moins dans ses discours. Les initiatives commencent se multiplier pour communiquer sur cet événement, informer les citoyens, inciter à l’action. Notre sentiment est mitigé sur les effets possibles de cette mobilisation. D’une part il semble que, face au manque d’engagements fermes des états et au peu d’efficacité des processus internationaux, l’échelon local, celui des régions françaises, des collectivités, des mouvements associatifs, commence à agir pour chercher et tester des solutions. Mais d’autre part, la mise en marche de la société est encore un vœu pieu. Si les citoyens ont bien intégré la réalité du changement climatique, les implications sur leurs choix quotidiens restent pour l’instant très limitées. Eteindre les appareils en veille et acheter de l’électroménager A++ semble déjà, pour beaucoup, constituer un effort suffisant et salutaire. Changer son rapport au voyage, limiter sa consommation de viande rouge ou penser sérieusement à isoler sa maison sont encore loin d’être envisagés. L’opportunité de communication et de pédagogie que représente la COP21 à Paris peut-elle permettre à notre société de franchir un cap ? Cela suffira-t-il pour que chacun d’entre nous comprenne que c’est une remise en cause profonde de nos modes de vie qui est nécessaire pour faire face au changement climatique ? C’est souhaitable, car l’issue de cette conférence tant attendue pourrait nous laisser un goût amer.

Toute solution ambitieuse à l’enjeu climatique articulera arbitrages individuels et choix collectifs. Pour éclairer l’articulation entre les politiques internationales, la recherche scientifique et la mobilisation des citoyens, nous avons interrogé plusieurs chercheurs impliqués à différents niveaux dans la préparation de ce rendez-vous.

Durablement vôtre,

l’association A.I.R. Climat

Site officiel de la COP21

Interview : Franck Lecocq

Franck LECOCQ est ingénieur en chef des Ponts, des Eaux et des Forêts, et directeur du CIRED (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement). Ses recherches sont consacrées à l’économie du changement climatique, notamment à la distribution des efforts de réduction des émissions et à l’équité, aux liens entre changement climatique et développement, aux marchés du carbone, à l’adaptation et à la place des forêts dans les politiques climatiques. Franck Lecocq est auteur principal du quatrième et cinquième rapport du GIEC et est également membre du Conseil Economique pour le Développement Durable auprès du Ministre de l’Environnement.

  • Vous faites partie du comité d’organisation de la conférence scientifique Our common future under climate change en juillet à Paris. Pourquoi cette conférence à quelques mois de la COP21 ?

Il s’agit d’une conférence scientifique internationale à l’invitation de la communauté française du GIEC. Elle répond à quatre grands objectifs.

Le premier objectif est de faire le point sur point sur la science, la connaissance, autour du changement climatique : l’état du problème, les risques associés, les solutions envisageables. Certes, le quatrième rapport du GIEC est récent (2013-2014) mais il y a eu de nouveaux résultats depuis et, surtout, il est important de rappeler les messages principaux de ce travail, particulièrement cette année.

Le deuxième objectif est de créer un grand brassage scientifique, de favoriser les rencontres des chercheurs bien au delà de ceux qui sont impliqués dans le GIEC. Et avant tout, notre volonté est de réunir toutes les disciplines scientifiques. Si des collectifs transdisciplinaires existent déjà au sein de la communauté scientifique, les rencontres et conférences restent le plus souvent disciplinaires. Nous voulons donc permettre, à cette occasion, des échanges dans une communauté la plus large possible.

Le troisième point relève plus d’une question de programmatique. C’est le bon moment pour essayer de réfléchir aux lacunes de connaissance, à ce qui reste à faire en termes scientifiques. On se positionne sur ce point bien au-delà de l’échéance de décembre, pour s’intéresser à la programmation de la recherche à l’échelle internationale. L’International Council for Science (ICSU) lance son programme Future Earth qui doit rassembler les grands programmes internationaux sur le changement global, qui alimenteront notamment le prochain rapport du GIEC. Il est donc essentiel de bien orienter cette programmation afin que les travaux de recherche des 10 ans à venir répondent à ces manques identifiés aujourd’hui.

Enfin le dernier, mais non moins important, de nos objectifs est l’ouverture vers les parties prenantes, comme les ONG, les gouvernements, les entreprises, etc. Il ne s’agit pas de rester entre scientifiques mais bien d’ouvrir le dialogue en dehors de la recherche. C’est particulièrement important pour répondre aussi aux objectifs précédents, comme rappeler les messages portés par le GIEC et discuter de la programmation de la recherche à venir.

Pour répondre à tous les objectifs, au-delà de la conférence elle même, de nombreux évènements parallèles sont organisés comme autant de lieux de dialogue.

  • Au-delà de cet événement, comment les scientifiques interagissent-ils avec les équipes de négociation pendant le déroulement des COP ? En particulier, quel est le rôle des économistes dans le processus ?

Les délégations officielles intègrent des scientifiques parmi leurs membres des délégations (NDLR : Franck Lecocq était à la COP de Varsovie). Leur rôle est de rappeler un certain nombre de messages sur le phénomène en jeu dans les négociations. Cependant, dans la phase finale du processus, ce n’est pas la communauté scientifique qui est en première ligne même s’il peut arriver que, individuellement, certains chercheurs soient plus présents dans les discussions.

Le rôle essentiel des scientifiques est en amont des COP, et il porte surtout sur le cadrage des questions qui seront discutées. Toutes les questions scientifiques sont débattues entre chercheurs de manière continue. En parallèle, la communauté scientifique discute dans son pays avec les décideurs, les négociateurs, qui sont parfois eux-mêmes des scientifiques. Il existe donc une certaine perméabilité entre la communauté scientifique et celle des négociateurs, qui permet des échanges préparatoires aux grands rendez-vous internationaux.

Dans le cas des économistes, ce cadrage porte notamment sur les instruments économiques, les types de politique économiques qui peuvent être mises en route, comme par exemple mettre un prix sur le carbone. Ou le choix qui est fait à partir de Rio en 1992 puis à la première COP en 1995 à Berlin de partir plutôt vers un système de quotas et de marché d’échange plutôt que vers un système de taxes coordonnées, qui sont deux systèmes possibles. Le monde des économistes cadre et éclaire ces options et leurs conséquences possibles.

L’influence des scientifiques est assez forte à ce stade, même si d’autres considérations entrent en jeu. Par exemple, le choix même d’afficher +2°C en fin de siècle comme le seuil à ne pas dépasser n’a pas vraiment de fondement scientifique. Des travaux montrent que plus la température augmente plus le risque est grand et qu’il y aurait probablement une accélération du phénomène entre +1,5°C et +3°C, mais le choix de fixer +2°C (plutôt que +2,2°C ou +2,2°C par exemple) relève de critères autres que strictement scientifiques.

  • Peuvent-ils avoir une réelle influence sur le contenu des négociations ?

Oui, il y a effectivement une influence, ce que disent les scientifiques a un impact, soit direct, soit indirect (parce qu’ils parlent aussi aux entreprises, aux ONG…). Heureusement ! La science est un acteur important de la négociation, parce le changement climatique constitue un problème complexe, construit scientifiquement. C’est un problème qui est posé par la science.

Cependant, il faut prendre en compte le fait que, selon les disciplines et les domaines de recherche, les messages portés par la communauté scientifique sont plus ou moins partagés. Si certaines questions font consensus au sein de cette communauté, il existe également des positions nuancées, voire des controverses. Le négociateur va donc entendre ces différentes voies, écouter les arguments des équipes scientifiques, puis le faire son choix.

Illustrons ce point pour le cas de l’économie, discipline au sein de laquelle on ne peut pas dire qu’il y ait un message monolithique, un consensus complet à apporter sur les instruments à mettre en œuvre.

Certains messages font assez consensus. C’est le cas de la nécessité d’avoir un signal prix sur les émissions de GES et un renvoi vers ceux qui émettent, que ce soit les ménages, les entreprises, les gouvernements. Par contre, des nuances importantes, voire des lignes de fracture, apparaissent lorsque l’on se demande si ce signal prix est suffisant. Sur ce point, le CIRED porte l’idée que ce signal ne suffit pas. D’abord parce qu’aujourd’hui le prix du carbone est relativement faible. Et parce qu’on constate que la mise en place des taxes carbone est compliquée à réaliser. Par ailleurs, on attend beaucoup de choses de ce seul signal et, en cela, nous le considérons insuffisant pour faciliter, demain, l’existence d’un monde moins émetteur. Il faut d’autres instruments, des financements complémentaires, pour influencer les entreprises quand elles investissent pour choisir des technologies moins carbonées, la R&D (dont on sait que c’est compliqué à influencer), l’aménagement du territoire, etc.

Prenons deux exemples pour illustrer cette question du signal prix.

  • Dans le premier cas, au supermarché, le consommateur doit choisir entre deux produits dont l’un est plus carboné. Le poids des taxes carbone dans le prix orientera probablement le choix de ce consommateur vers le produit le moins carboné. Le signal prix semble ici suffisant.
  • Dans le second cas, intéressons-nous à la ville et aux transports quotidiens de ses habitants. Dans une ville peu dense avec peu de transport en commun (comme Atlanta par exemple), si demain une taxe carbone est mise en œuvre, les habitants vont soit déménager (ce qui peut être compliqué) soit continuer à prendre la voiture en payant plus cher leurs déplacements. Dans une ville plus compacte, avec de nombreux transports en commun, l’application d’une taxe carbone devrait pousser les habitants les gens à abandonner plus facilement leur voiture. Dans ce deuxième cas, le signal prix est insuffisant. La problématique touche aux politiques urbaines, aux politiques de la ville, des transports… et non plus les politiques climatiques. Il est donc important de compléter les taxes carbone avec d’autres instruments, comme des instruments de financement de diverses politiques.

Enfin, je souhaite insister sur un point complémentaire.

Le rapport du groupe III du GIEC (sorti en 2014) cherche à répondre à la question : sous quelle condition est-il possible pour l’humanité de rester en deçà des 2°C ? Il traite essentiellement la question du long terme et envisage les technologies disponibles d’ici 20 ou 30 ans pour chercher à arriver à des émissions quasi nulles vers la fin du siècle.

Mais lorsque l’on pose la question de la trajectoire pour y arriver, de la façon d’avancer tout de suite avec notre contexte socio-économique et nos technologies actuels, de ce que l’on peut faire dans les 5 – 10 ans à venir, il y a peu de choses. Depuis 2007-2008, les questions de recherche, la structuration de la recherche et les programmes nationaux et internationaux, ont été largement structurés sur la question du long terme (notamment les appels d’offre européens). Ces programmes et instruments financiers sont très structurants pour nos travaux, donc pour les articles que nous publions et, par conséquence, pour les rapports du GIEC.

Afin de travailler plus sur l’articulation avec le court terme, sur les trajectoires vers des états futurs, adapter la programmation de la recherche est essentiel. On assiste de plus en plus à un mouvement de la société vers la recherche pour revenir à des questionnement en lien avec le court et moyen terme. Cela explique aussi la nécessité d’insister les troisièmes et quatrième objectifs de la conférence scientifique du mois de juillet.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur face au changement climatique

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Le GREC-PACA publie, en juin 2015, un cahier présentant un panorama général des enjeux et des conséquences du changement climatique en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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Téléchargez le cahier

Cette première publication du groupe vise à exprimer un point de vue scientifique afin de mobiliser les décideurs territoriaux et montrer le rôle que peut jouer la recherche dans le débat public sur cette problématique majeure.

Elle permet de faire un premier état, qui ne cherche pas l’exhaustivité, de la connaissance et de la recherche sur l’évolution du climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour identifier les sujets prioritaires à traiter par le groupe en 2015-2016 (qui feront l’objet de cahiers thématiques plus approfondis par la suite).

Cliquez ici pour télécharger la synthèse de cette publication (4 pages)

Des initiatives originales pour préparer la COP21 à Paris

Les initiatives institutionnelles, scientifiques, associatives, citoyennes… sont nombreuses pour préparer cette grande conférence sur le climat. Nous n’avons pas cherché à recenser tout ce qui se fait mais présentons ici quelques idées variées, originales, intéressantes, constructives.

Les forums ouverts du CNRS

Vous vous interrogez sur les conséquences du changement climatique sur votre environnement et sur la biodiversité ? Le CNRS, le Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation, le Muséum national d’Histoire naturelle et leurs partenaires régionaux proposent à chacun de s’impliquer dans une expérience de démocratie scientifique originale et inédite sous la forme de « Forums Ouverts ».

L’objectif ? Mettre au point un nouvel observatoire participatif de la biodiversité en relation avec les changements climatiques, qui émergerait d’une réflexion commune à tous les citoyens quelles que soient leur profession ou leurs connaissances.

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PLACE TO B : une dynamique nourrie par tous ceux qui veulent faire passer le message autrement…

Mise en place depuis le 26 novembre 2014 à Paris à l’occasion de la COP21, la plateforme Place to B a pour vocation d’accueillir tous les talents de la société civile afin de faire passer, suivant des grilles de lecture différentes, un message sur les enjeux climatiques et des solutions. C’est un lieu de résidence, un espace de co-working et un lieu d’accueil d’une programmation riche de conférences, débats, spectacles, échanges, rencontres, etc.

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Solutions COP21, le hub des solutions climat

Dispositif initié dans la perspective de la COP21, solutions COP21 a vocation à montrer à un large public les multiples produits, services, process et innovations existants et en projet à travers le monde pour lutter contre le dérèglement climatique et ses impacts.

Initié par le Comité 21, avec le Club France Développement durable (regroupement de plus de 80 réseaux français), en lien avec les hautes autorités de l’Etat, « Solutions COP21 » est un dispositif de valorisation des initiatives, solutions et innovations pour le Climat de tous types d’acteurs (réseaux, entreprises, institutions, collectivités territoriales, associations, organismes de formation, ou centres de recherche et d’innovation…).

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Make It Work ! et les simulations de négociations

Dans le cadre du projet Make it Work! lancé par Sciences Po, un groupe de chercheurs, de professeurs, d’élèves de militants, d’artistes a organisé fin mai aux Théâtre des Amandier une expérience tout à fait originale de simulation alternative de la future négociation de la COP21 en décembre, à Paris sur le climat. Ils ont cherché à repousser quelques unes des limites actuelles de la négociation, en particulier en essayant de représenter en tant que puissances les entités du ci-devant monde naturel. C’est une simulation, bien sûr, mais c’est aussi une oeuvre d’art, une expérimentation de recherche action et une aventure passionnante. La négociation, en anglais, est alimentée par un certain nombre de grandes conférences avec des philosophes, des artistes et des scientifiques.

Plus d’informations sur le site de Make It Work!, une initiative de Science Po destinée à mobiliser les universités en vue de la COP21.

A voir aussi, le site de Bruno Latour, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po) et instigateur du projet.

Coalition Climat 21

Coalition Climat 21 est un regroupement d’associations de solidarité internationale, d’organisations de défense de l’environnement, de syndicats, des mouvements citoyens et de jeunesse, ainsi que d’organisations et réseaux confessionnels… L’objectif : contribuer à un rapport de force favorable à une action climatique ambitieuse et juste, et à la transformation durable des politiques publiques afférentes.

Coalition Climat 21 propose plusieurs moments forts dans l’année 2015 pour informer et mobiliser les citoyens, avant, pendant et après la conférence de Paris en décembre.

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